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Taxi Brousse – chemin 27

Retrouvez Patrice Rivet sur sa route musicale, il a pris le chemin 27 dans cet épisode.
Par Patrice Rivet
Taxi Brousse , chemin 27
  • Yen Nyaa Wo – Nana Adomako Nyamekye (Ghana)
    Nana Adomako Nyamekye est un ex-officier de l’armée ghanéenne.
    D’ailleurs c’est étonnant comme la musique et l’armée sont liées dans ce continent. Nombreux sont les hommes qui, soit après ou soit avant leur carrière militaire ont été des formidables artistes.
    Quoi qu’il en soit, Nana Adomako Nyamekye a une histoire intéressante.
    Le Ghana, dans les années fin 70 début 80 connaît une période très agitée par les divers coups d’état successifs que mène le sanguinaire lieutenant JJ Rawling (aucun lien avec JK Rawling et Harry Poter).
    JJ Rawling ordonnera à Adomako Nyamekye et ses hommes, d’assassiner ou au moins d’arrêter le président et le vice-président ghanéens en place à cette époque, j’ai nommé Hilla Limann et Joseph de Graft Johnson.
    Il sabordera sciemment la mission et s’enfuira. Il est aujourd’hui revenu au Ghana.
  • On Verra Ça – Touré Kunda (Sénégal)  » Tu m’as fait travailler, sans assez payer, et je suis épuisé de toutes ces corvées. »  Une des premières formations africaines à s’être imposé en France, c’était à la fin des années 70. Les frères Touré avec Ismaïla, Sixu et Amadou qui les rejoint plus tard. Mais les années 80 seront marqué par le décès du plus vieux des frères, Amadou, qui sera remplacé par le cadet Ousmane. La suite ne sera qu’un enchaînement de record. Des albums vendus à plus de 200 000 exemplaires, des tournées dans toutes l’Afrique, l’Europe, les États-Unis, le Japon… « On verra ça », est extrait de leur premier album E’mma Africa sorti en 1980.
  • Sparrow vs Melody Picong – Mighty Sparrow (Trinidad et Tobago)
    En fait c’est un petit morceau très drôle où Mighty Sparrow se vanne lui-même en faisant une battle entre deux personnages, et ça bastonne pas mal.
    Ta meuf c’est un chimpanzé, et toi t’as une gueule de zombi, je vais te larder de coup de couteau etc…
    « Picong » c’est une créolisation de « piquant » pour signifier le côté taquinerie.
  • Me Lo Conto Pedro Alcides – Al Carrao De Palmarite (Venezuela)
    Juan de los Santos Contreras de son vrai nom. Un des plus célèbres chanteur llanero.
    Un llanero c’est une sorte de cowboy vénézuélien/colombien.
    Leur nom leur vient des llanos, une vaste plaine herbeuse, marécageuse, une sorte de savane qui occupe l’ouest du Venezuela et l’est de la Colombie.
    Les llaneros sont majoritairement d’ascendant d’espagnols et d’indiens, et ont développé une culture et une musique distinctes.
    Pendant les guerres d’indépendance du Venezuela, des llaneros on grossit les rangs des cavaleries des deux parties en présence. En 1819, une armée de llaneros, dirigée par Simón Bolívar et José Antonio Páez, écrasa un contingent espagnol lorsqu’il franchit les plaines de l’Orénoque et les montagnes des Andes.
  • El Moján – Son Palenque (Colombie)
    Au nord de la Colombie on trouve San Basilio de Palenque, petit village sur les contreforts du Montes de Maria au sud de Carthagène.
    C’est dans cette région que se situe l’histoire que je vais vous raconter.
    Benkos Biohó, aussi connu sous le nom de Domingo, esclave « marron », est né sur le territoire de la Guinée-Bissau, à la fin du XVIe siècle. Il est capturé par l’entrepreneur portugais Pedro Gomez Reynel puis vendu en 1596 par l’Espagnol Alonso del Campo, à Carthagène, à l’époque grand port de la traite négrière. Après une longue vie d’esclave et de rameur sur le fleuve Magdalena, Benkos réussi à s’échapper et organise une armée de fugitifs dans les Montes de Maria.
    Son rêve, prendre Carthagène et partir rejoindre Afrique,
    Pendant cinq ans, la guérilla lance des attaques contre les postions espagnols, et réussit bientôt à dominer toutes les montagnes de la Sierra Maria.
    Le gouverneur espagnol est obligé de signer un traité de paix et de leur laisser une portion du territoire, qui est aujourd’hui Palenque de Sans Basilio, le village où à l’époque les marrons pouvaient s’établir en tant que peuple libre.
    La suite de l’histoire vous l’imaginez, en 1621, suite au changement de gouverneur, les autorités changent de stratégie et l’arrêtent. Il est fait prisonnier puis pendu et écartelé en place publique le 16 mars 1621.
  • Adiza Claire – Orchestre Super Borgou de Parakou (Bénin)
    Ce son-là, à la guitare, il n’y a qu’en Afrique qu’on le trouve, et pour cause, c’est la marque de fabrique du soukous congolais auquel on ajoute le rythme cadencé et militaire de la caisse claire.
    L’Orchestre Super Borgou c’est l’idée de deux amis, Moussa Mama et Menou Roch, qui reviennent de nombreux voyage en Afrique et décident de s’inspirer de ce qu’ils ont entendu dans les pays voisins.
  • Soumba – Kebendo Jazz (Guinée)
    Un classique de la musique guinéenne.
    Soumba ! Comme les chutes de la Soumba petit joyaux guinéen.
  • Arroz Con Coco – Lucho Bermudez (Colombie)
    « Arroz » veut dire riz, et « con coco » , à la noix de coco.
    Un plat populaire de l’Asie du Sud-Est, à l’Amérique du Sud, en passant par la péninsule indienne, l’Amérique centrale, les Caraïbes et l’Afrique de l’Est.
    En fait y a que chez nous qu’on ne mange pas de Riz à la noix de coco…
  • Touflé – Hamad Kalkaba and The Golden Sounds (Cameroun) Dans les années 70 le groupe est composé de 13 gus tous venus des rangs de la garde républicaine camerounaise, tiens encore, Hamad Kalkaba et 12 membres des The Golden Sounds. Ils enregistrent 2 albums 45 tours.Dans les années 80 Kalkaba quitte le groupeLes Goldens Sounds enregistreront encore 5 albums dont le célèbre tube « Zangalewa » énorme succès en 1986 et meilleur titre africain en 93.
  • Belema – Opotopo (Nigeria)
    Le village de Belema, situé dans le sud du Nigeria, vit depuis 37 ans dans l’ombre (et la pollution) d’une station pétrolière gérée par la compagnie Shell. Malgré les abondantes richesses pétrolières, les habitants de la région disent n’avoir jamais profité des revenus générés par l’or noir. En dépit de prix bas en 2016, l’exportation de pétrole a rapporté 28 milliards de dollars au pays.
  • Iene Miene Mutte – Max Nijman (Suriname)
    Iene Miene Mutte c’est l’équivalent du « am stram gram » français, mais en néerlandais. Cette version sur un rythme qu’on appelle le Kaseko, qui est originaire du Suriname et qui mélange à la fois ce rythme de marche militaire à la caisse claire et des cuivres. Ça date du début du XXème, mais depuis les années 70, il est popularisé par les artistes surinamiens parties à la métropole. Généralement c’est de la musique de rue, joué par des fanfares.
  • Travail Zenfants ! Chantez Après ! – Casimir Létang (Guadeloupe)
    Produit par le label Disques Debs tenu par monsieur Henri Debs. Depuis la fin des années 70 Henri Debs, guadeloupéen de naissance, est le plus gros producteur de musique antillaise au monde. Il a des boutiques dans les caraïbes et à Paris et contribue à la découverte du Cadence puis de zouk, dans la métropole et sur le reste de la planète.
  • Mon Pois l’est Au Feu – Alain Péters (La Réunion)
    Tous les artistes réunionnais qui se respectent s’accordent, Alain Péters est un monument majeur de la musique réunionnaise. Un musicien, un chanteur, un compositeur mais aussi un poète, maudit. Déchiré et déchirant. A la Baudelaire.
    Danyel Waro dit de lui d’ailleurs « son boire c’est son déboire ».
    Il meurt à 43 ans d’un infarctus dans une rue de Saint-Denis.
    Un joli documentaire lui a été dédié, je vous le conseille, il est visible sur internet : « Une vie réunionnaise – Alain Peters mange pour le cœur ».

La recette pour réaliser un bon riz à la noix de coco.

  • 500g de riz longs grains, 2 fois le volume de riz en eau, 400ml de lait de coco, 1 oignon, de la noix de coco râpée, 40g de sucre de canne et des raisins sec.

Faite réduire dans une casserole le lait de coco jusqu’à avoir une pate épaisse bien ambrée.

Ajouter le riz et bien mélanger pour enrober tout le riz, du gras de coco.

Faites-le légèrement toaster.

Ajouter ensuite l’eau dans le riz, le sel et le sucre.

Laisser mijoter à feu doux sans mélanger.

Lorsque toute l’eau a été absorbée ajouter les raisins.

Laisser reposer 15/20 minutes que le riz s’assèche un peu et que les raisins gonflent avec la vapeur.

Déguster !

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