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En 2021, le plastique à usage unique, c’est fini

A partir du 1er janvier 2021, de nouveaux produits du quotidien qui étaient fabriqués jusque-là en plastique seront interdits à la vente. L'année dernière, à la même date, ce sont les cotons-tiges et les assiettes jetables en plastique qui ont été bannis des rayons.
Par Sandra Coutoux
Plastique jetable
picto_1 Crédit : Volodymyr Hryshchenko / Unsplash

Pailles, couverts, touillettes, boîtes à sandwich, couvercles de boissons, tiges pour ballons sont interdits à la vente en France depuis le 1er janvier 2021. Les distributeurs bénéficient toutefois d’un délai de 6 mois pour écouler leurs stocks.  La chasse au plastique à usage unique a commencé il y a 5 ans. Depuis 2016, les sacs en plastique à la caisse des supermarchés ont été remplacés par des sacs en papier. Seuls les sacs plastiques compostables et biosourcés sont autorisés. Le plastique a ensuite été progressivement chassé du quotidien, jusque dans nos produits cosmétiques, où les micro-billes en plastique sont interdites depuis 2018. En 2021, un nouveau cap est franchi avec une nouvelle liste de produits plastiques interdits. A partir de 2022, les établissements recevant du public ne pourront plus distribuer de bouteilles d’eau en plastique, et les jouets plastiques dans les menus enfants des fast-food seront interdits.

Le plastique jetable, un cadeau devenu fléau

Les répercussions de “l’ère du jetable”, en matière de surconsommation des ressources, de pollutions multiples et de changements climatiques sont aujourd’hui connues. Selon Matthieu Combe, auteur d’un livre enquête intitulé Survivre, au péril plastique,  plus de 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites depuis le début des années 50. Environ 60 % de ce plastique s’est retrouvé dans une décharge ou dans la nature, selon le rapport de l’ONU sur l’environnement publié en 2018.

Si demain les pailles en plastique seront bannies, d’autres produits jetables très polluants devenus indispensables aujourd’hui nous menacent. Les masques chirurgicaux bleus, qui ont envahi les rues, sont fabriqués à partir de thermoplastique et peuvent mettre jusqu’à 400 ans à se décomposer. Heureusement, des entreprises, comme la société Plaxtil, installée à Châtellerault dans la Vienne, a mis au point une technique pour recycler en matière plastique les masques chirurgicaux utilisés pour se protéger de la Covid-19.