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Et si on reprenait le contrôle de notre alimentation ?

LITTÉRATURE - Dans son Manifeste de la saisonnalité, l’auteure Véronique Chapacou invite le plus grand nombre à adapter son alimentation en fonction des saisons.
Par Philippe Lesaffre
Tomates de saison
picto_1 Crédit : Elaine Casap

Durant le confinement, de nombreux Français ont pris le temps de cuisiner et de s’approvisionner via des circuits courts de proximité. Des nouvelles habitudes qu’ils ont adoptées au vu des circonstances, mais qu’ils pourraient garder sur le long terme. Depuis plusieurs années, les Français ont tendance à reprendre le contrôle de leur alimentation. Et si cela passait aussi par le respect des saisons dans le choix des mets ?

Avec les supermarchés, les consommateurs trouvent sur les étals des produits identiques tout au long de l’année, peu importe la saison. Des tomates ou des courgettes en janvier ? Aucun souci, les grandes surfaces en proposent de belles (mais avec du goût ? Pas sûr).

L’auteure (et animatrice d’ateliers de cuisine) Véronique Chapacou publie aux Éditions de l’Épure le Manifeste pour la saisonnalité. Un cri d’alerte pour nous inviter à réfléchir à notre alimentation, à nous reconnecter à la nature et à nous rapprocher encore davantage des producteurs, des paysans, qui travaillent au rythme du climat et des saisons, sans brusquer la nature. Elle nous rappelle que les fruits et les légumes de saison récoltés, vendus et consommés dans la foulée (avec le moins d’intermédiaires possibles), ont plus d’intérêt, au niveau nutritif et gustatif.

On (re)découvre pourquoi certains fruits peuvent mûrir après la récolte. Les abricots, certains melons, ou encore les pommes sont des fruits climactériques. Une fois qu’ils sont ramassés, ils produisent de l’éthylène, une hormone qui entraîne un ramollissement, ainsi que la production de sucre.

Et le poisson ?

L’auteure s’intéresse également aux poissons et aux fruits de mer. Pour les huîtres, il vaut mieux éviter de les consommer durant la période de reproduction, c’est-à-dire en été (de juin à août). La saison de pêche du homard se termine, elle, avant septembre (et non au moment des fêtes de fin d’année).

L’auteure souhaite, écrit-elle enfin, que les supermarchés indiquent, outre la précision sur la provenance du produit, une mention au sujet de la méthode de production choisie (serre, hors-sol, etc.). Ce qui pourrait permettre aux consommateurs d’être vraiment au courant de ce qu’ils achètent. La transparence, toujours la transparence.

Retrouvez les Éditions de l’Épure et le livre.

manifeste pour la saisonnalité

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