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Pourquoi pas moi, le podcast qui vous aide à changer de vie

On a tous rêvé un jour de changer de vie sans jamais oser le faire. Et s'il était temps de prendre au sérieux cette petite voix qui nous invite à nous aligner avec nous-même ? Dans son podcast Pourquoi pas moi, lancé en janvier 2020, Charlotte Desrosiers Natral nous aide à changer de vie en partageant les témoignages de ceux qui ont choisi de s'écouter pour vivre plus heureux. Entretien.
Par Sandra Coutoux

“La pression sociale et l’injonction à une certaine forme de réussite sont tellement fortes que beaucoup d’entre nous choisissent des chemins professionnels pour les mauvaises raisons”

Quelle est donc la nature de cette “petite voix ” dont vous parlez ?

La raison d’être de Pourquoi pas moi est de permettre aux personnes de s’écouter, de leur donner les clés pour passer à l’action et (re)trouver du sens dans leur vie. Le podcast que j’ai lancé en janvier 2020 partage des histoires de changements de vie. On y trouve des témoignages de personnalités publiques comme Alia Cardyn, passée d’avocate à coach puis romancière à succès, et des témoignages de personnes comme vous et moi. Les profils sont très variés, hommes ou femmes, jeunes actifs, ou quadragénaires, leurs histoires ont pour point commun de partager ce moment charnière où une personne décide de donner de la valeur à qui elle est pour être heureuse.

Qu’est-ce qui nous empêche justement d’écouter notre “petite voix” ? 

Ce qui nous empêche de nous écouter, c’est la peur. La pression sociale et l’injonction à une certaine forme de réussite sont tellement fortes, au sein de notre société, que beaucoup d’entre nous choisissent des chemins professionnels pour les mauvaises raisons. Nous écoutons les recommandations de nos parents, de la société, de nos professeurs et nous oublions de nous demander ce qui nous anime. Nous avons peur de décevoir, de prendre des risques ou d’oser être nous-même.

J’ai réalisé près de 50 interviews cette année et j’ai constaté que les personnes qui ne se sont pas écoutées au cours de leur vie, ont fini par le payer cher dans leur corps : insomnies, crises d’angoisse, crises d’asthme, dépression, burn-out, parfois même des cancers… Les symptômes physiques sont souvent des alertes qui peuvent devenir dramatiques si elle ne sont pas prises au sérieux. Les personnes que j’ai rencontrées sont nombreuses à avoir témoigné de ce rappel à l’ordre parfois brutal du corps, quand il est trop longtemps séparé de l’âme. S’écouter, c’est d’abord se respecter et donc s’aimer. C’est aussi mettre des limites, ne plus accepter d’être maltraité dans son travail par exemple et prendre le temps de savoir ce qui nous anime vraiment.

Vous-même, vous ne vous êtes pas écoutée pendant longtemps ?

J’ai étudié dans une école de commerce en reniant ma fibre artistique. J’ai enchaîné des postes à responsabilité dans le marketing, jusqu’au burn-out. J’étais devenue irascible, j’avais perdu ma joie de vivre, et mes enfants et mon mari ne me reconnaissaient plus. En créant ce podcast, j’ai enfin pris une direction qui allait dans le sens de mon être. Il a fallu lâcher la peur de gagner moins d’argent, la peur de l’incompréhension des proches, mais aujourd’hui, je ne regrette rien. J’ai lancé mon projet en janvier 2020 et le podcast a déjà été nominé, cette année, au Paris Podcast Festival. Je m’apprête aussi à publier un livre sur le changement de vie. Suivre ma petite voix a créé de nouvelles opportunités passionnantes.

Quels sont vos projets pour 2021 ?

J’affine en ce moment un programme de coaching individuel et collectif qui sera disponible en début d’année prochaine pour aider tous ceux qui le souhaitent à passer le cap et à vivre une vie plus alignée. De nombreuses personnes ne se sentent plus à leur place dans un système qui surexploite la nature et surexploite les êtres humains. La question du sens de sa vie, de son utilité au travail, et de la cohérence avec ses valeurs est au centre de nombreux questionnements actuels. Durant le confinement, j’ai lancé un programme gratuit qui a été suivi par près de 2 000 personnes. J’ai envie de continuer à les accompagner et à œuvrer pour que chacun et chacune puisse prendre au sérieux “sa petite voix”, et ainsi changer sa vie.