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Pandacraft sort deux nouveaux cahiers de découvertes sur les animaux en voie de disparition

Pour la deuxième année consécutive, Pandacraft sort des cahiers de vacances ludo-éducatifs destinés aux 3-7 ans (Explore) et aux 8-12 ans (Makers). Après une première édition réussie et consacrée à l’écologie au sens large, ce sont les animaux menacés qui, cette fois-ci, sont mis à l’honneur. L’occasion de sensibiliser son enfant à l’importance du règne animal sur Terre. On a voulu en savoir plus avec Charlotte Lavenant, rédactrice en chef, et Tanguy Rousseau, designer produit chez Pandacraft.
Par Geoffrey Chapelle
Couverture du cahier de découvertes Makers de Pandacraft
picto_1 Crédit : Pandacraft

“amener l’enfant à prendre conscience des véritables enjeux et à agir de manière spontanée à la protection, avec un discours adapté”

Pourquoi avoir consacré ces nouveaux cahiers d’activités jeunesse aux animaux et, plus particulièrement, aux animaux en voie de disparition ?

Charlotte Lavenant : Tous les mois, des abonnés nous posent des questions ou envoient leurs suggestions sur les thèmes qu’ils souhaitent voir aborder sur Pandacraft, et les animaux reviennent très régulièrement. Le thème animalier est central dans le discours des enfants, ils s’y intéressent vraiment. On a voulu aller au-delà du simple fait de parler d’animaux, du “c’est bien, c’est joli”, et les sensibiliser aux enjeux de protection, à l’importance de la biodiversité et de la disparition de certaines espèces. A travers ce nouveau cahier, on les amène à prendre conscience des véritables enjeux et à agir de manière spontanée à la protection, avec un discours adapté, notamment en suscitant leur émerveillement, et non pas via un discours alarmiste.

Tanguy Rousseau : Les enfants adorent les animaux, et s’y intéressent d’autant plus facilement quand ils se rendent compte qu’il existe d’autres sociétés telles que la nôtre dans le vivant. C’est un vrai levier pour déclencher des sujets qui sensibilisent à l’environnement.  Et puis, c’était aussi l’occasion d’aborder les différents environnements dans lesquels vivent ces animaux en danger. Car si ces espèces sont menacées, c’est bien souvent à cause de l’impact de l’homme sur leurs habitats, qu’il soit volontaire ou non.

 

Il y a, malheureusement, de (trop) nombreux animaux menacés. Comment avez-vous effectué votre sélection ?

T.R. : On s’est appuyés sur la liste UICN qui a été notre point de départ. Ensuite, il a fallu établir des critères : les animaux devaient être représentatifs de l’ensemble du règne animal (insectes, poissons, mammifères, oiseaux…) et des différents environnements que nous avions identifiés (savanes, océans, montagnes…). Il fallait aussi qu’ils couvrent toutes les régions du monde pour permettre à l’enfant de voyager et de se rendre compte de la diversité des espèces existant sur Terre. Et, un autre facteur important, le potentiel pédagogique des animaux susceptible d’intéresser l’enfant et donc, de le sensibiliser davantage aux enjeux. Certains animaux sont en danger et, malheureusement, nous ne connaissons pas grand-chose d’eux.

C.L. : Oui, et inversement, on n’a pas non plus voulu parler que d’animaux connus tels qu’éléphants, gorilles, lions, perroquets… On voulait sortir de ce qu’on peut voir facilement ci et là. On met donc en lumière des animaux méconnus mais très intéressants à l’instar du condor de Californie, du chien de prairie du Mexique ou encore du desman des Pyrénées. On avait envie de permettre à l’enfant d’explorer la biodiversité et de découvrir des espèces méconnues. On aide l’enfant à remettre chaque animal dans son écosystème et on les éclaire sur les menaces qui pèsent sur ces animaux.

inciter l'enfant à passer à l'action

Parmi les espèces évoquées, il y a aussi de grands prédateurs, tels que les requins, assimilés à des animaux « méchants » et dangereux pour l’homme dans l’esprit des jeunes enfants. Comment abordez-vous ces espèces peu aimées ?

C.L. : Sur chaque page dédiée à un animal, il y a une fiche descriptive de l’espèce en question, avec sa taille, son poids, les lieux où il vit, ce qu’il mange, etc. Sur celle du grand requin blanc, par exemple, le requin dit à l’enfant qu’il n’y a pas d’homme dans son assiette. Il explique bien que l’homme ne fait pas partie de son régime alimentaire à la base. On trouvait cela intéressant que les animaux en question s’adressent directement à l’enfant pour créer de la proximité entre lui et eux (ndlr : Les animaux parlent à la première personne dans les pages de l’édition « Explore »). Cela permet à l’enfant de ressentir plus facilement l’émotion du discours dudit animal, et d’être plus facilement sensibilisé aux enjeux liés à l’espèce.

 

Existe-t-il des nouveautés en matière d’interactions ou de narration cette année ?

C.L. : A la suite de l’édition pilote de l’année dernière, on a revu notre expérience cette année avec davantage d’interactions dans le contenu. Il y a toujours des activités DIY, mais chacune des activités va permettre de saisir une réalité de l’animal. On a aussi des recettes (comme celle du gâteau tigré), des coloriages, des collages de gommettes, des expériences scientifiques, une chasse au trésor… On a voulu aussi aller jusqu’au bout du concept en permettant vraiment à l’enfant d’être le héros de son cahier, d’être l’acteur de ce qu’il découvre. Faire en sorte qu’il maîtrise son aventure, sa progression dans l’expérience, dans le voyage à travers les différentes zones du globe. Pour l’enfant, l’objectif est, à la fin de toutes ces activités, de construire son totem qui symbolisera son engagement en tant que gardien de la planète. Que ce soit sur Makers ou Explore, on est toujours sur cette même logique d’inciter l’enfant à passer à l’action.

T.R. : Cette année, on a aussi une dimension matérielle beaucoup plus prononcée sur les cahiers. On fournit du matériel pour enclencher certaines activités comme une carte ou un plateau de jeu de société. On a travaillé aussi sur de nombreux détails facilitant l’apprentissage et la découverte pour les enfants. Par exemple, les animaux ont tous des codes couleur qui symbolisent les différents environnements dans lesquels ils vivent. Bleu pour les animaux marins, vert pour ceux qui vivent dans la savane… Ce sont des détails de cohérence qui facilitent la mémorisation pour l’enfant. Pour améliorer nos différents concepts de jeux et d’activités, on a eu la chance, durant la pandémie, d’avoir pu collaborer avec un professeur des écoles qui a fait tester une grande partie de ces activités à six classes différentes, ainsi qu’à ses enfants qui se trouvent être dans la bonne tranche d’âge.

Les éditions de Makers et Explore de Pandacraft

Le cahier Explore est destiné aux enfants âgés de 3 à 7 ans : 25 activités

Le cahier Makers est destiné aux enfants de 8 à 12 ans : 50 activités

– 10 000 exemplaires pour la version Explore et 4 700 pour la version Makers

– Planisphère, autocollants et papertoys fournis dans le cahier

– Disponible en précommande fin mai sur le site de pandacraft

– Disponible à partir du 7 juin au prix de 19€

– Ce cahier d’activités est imprimé en France en papier issu de forêt en gestion durable (label PEFC), encres à base végétale

– L’imprimeur est labellisé Imprim’vert.

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