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One Planet Summit : « Nos sociétés dépendent de la nature »

Emmanuel Macron a organisé lundi 11 janvier la 4e édition du One Planet Summit : un rendez-vous consacré à la lutte pour la biodiversité, réunissant autour d'une même table plusieurs chefs de gouvernement.
Par La rédaction
Planète Terre
picto_1 Crédit : Elena Mozhvilo / Unsplash

Il s’agit de la 4e édition du One Planet Summit : en 2017, c’était à Paris, en 2018 à New York et à Nairobi en 2019. C’est un rendez-vous informel qui s’est tenu à quelques mois du congrès de l’Union internationale de conservation de la nature, qui aura lieu à Marseille, ainsi que de la COP15 sur la biodiversité en Chine. Celle-ci aura comme but de fixer d’ici 2030 une feuille de route en vue de sauvegarder la biodiversité et les différents écosystèmes. Et, en ce qui concerne la lutte contre le dérèglement climatique, la COP26, initialement programmée en 2020, se tiendra également à Glasgow, en Écosse.

Parmi les personnalités présentes (certaines à distance) au One Summit Planet : le secrétaire général des Nations unies (ONU) Antonio Guterres, le président de la Banque mondiale David Malpass, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la chancelière allemande Angela Merkel, Boris Johnson ou encore Justin Trudeau et le Prince Charles.

Tous ont abordé les thèmes de la protection des écosystèmes terrestres et marins, de l’agroécologie ainsi que le lien entre déforestation, préservation des espèces et santé humaine.

L’enjeu ? « Les forêts brûlent, les océans sont pollués », a expliqué le chef de l’État. Selon un rapport de l’ONU, un million d’espèces animales et végétales, sur les 8 millions estimées sur Terre, sont menacées d’extinction. Et de nombreuses devraient disparaître dans les prochaines décennies.

60 % des maladies infectieuses humaines sont zoonotiques

La pandémie nous l’a rappelé, avait poursuivi le chef de l’État avant cette journée, « la destruction de la biodiversité a des conséquences néfastes sur notre santé et notre sécurité collective ». « Nos sociétés dépendent de la nature », avait-il ajouté sur Twitter. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, 60 % des maladies infectieuses humaines sont zoonotiques (d’origine animale). En outre, sur cinq nouvelles maladies humaines qui apparaissent chaque année, trois proviennent des espèces animales.

D’où l’objectif de sauvegarder les habitats des espèces, les écosystèmes qui changent en raison des activités humaines. Justement, l’Onu entend placer sous protection un tiers de la surface de la Terre d’ici à 2030. Actuellement, 7 % des océans et 15 % des espaces terrestres sont protégés.

En France, le gouvernement français va présenter la loi Climat, qui devrait reprendre une partie des préconisations de la Convention citoyenne pour le climat. Les débats parlementaires sont prévus en mars.

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