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Mécénat d’entreprise : les perspectives en 2021

Le dernier Baromètre d’Admical, réalisé par l’Ifop, dresse l’état des lieux du mécénat d’entreprise en France dans ce contexte de crise sanitaire. Quel avenir pour l’engagement des entreprises mécènes en 2021 ?
Par La rédaction
sylvaine parriaux mecenes forum
picto_1 Crédit : Admical

D’après l’étude d’Admical, l’association visant à promouvoir les différentes formes de mécénat, 72 % des entreprises mécènes prévoient de stabiliser leur budget mécénat en 2021. Leur objectif : continuer de soutenir les structures dans le besoin. Enfin, ce, dans la mesure du possible. Car, vu les difficultés et le manque de visibilité, la majorité des sociétés interrogées par l’Ifop ont estimé que l’engagement sociétal des mécènes pourraient ralentir. Concrètement, il y aura certainement un impact sur la politique de mécénat pour 60 % des entreprises questionnées.

La crise est passée par là, mais, pour autant, les engagements restent. 7 entreprises interrogées sur 10 pensent être capables de conserver leur budget mécénat à l’avenir. Une petite minorité – une sur 10 – affirment même être dans la possibilité d’augmenter les dons en 2021.

« Le mécénat peut se développer »

Pour Sylvaine Parriaux, déléguée générale d’Admical, interrogée par Mouvement UP, « depuis la crise de 2008, le mécénat n’a cessé de se développer ». Et de poursuivre : « Mais son développement peut encore largement s’accentuer. Seules 9 % des entreprises pratiquent du mécénat, peu importe sa forme, et les grandes entreprises jouent un vrai rôle moteur. Alors qu’elles ne sont que 0,3 % des entreprises mécènes, elles représentent 57 % dans le budget global. Il est important de montrer que l’entreprise a un véritable rôle sociétal et social à jouer (ce qui a été accentué avec la loi PACTE), et ce, quels que soient ses moyens. »

Social, culture, éducation, et… environnement

En majorité, les entreprises apportent de l’aide dans le domaine du social, de la culture et de l’éducation. Puis arrivent le domaine du sport, puis celui de la santé. Et désormais, aussi, l’environnement. Cela en fait un secteur d’avenir dans lequel les sociétés pourront s’engager.

Au juste, pourquoi ces entreprises sautent-elles le pas ? Dans l’ordre, selon le baromètre d’Admical : contribution à l’intérêt général, incarnation des valeurs de l’entreprise, soutien à l’innovation sociale, valorisation de l’image et de la réputation de l’entreprise, renforcement de l’ancrage territorial. Les motivations des mécènes sont au final assez nombreuses.