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Les Français n’ont pas abandonné le vrac

Comment se porte le marché du vrac, dans le contexte de la crise sanitaire ? De nombreux consommateurs ont boudé les magasins vendant ce type de produits durant le confinement, mais les commerces dédiés ont retrouvé leur public depuis.
Par Philippe Lesaffre
Noix en vrac
picto_1 Crédit : Sophie Dale / Unsplash

Le marché du vrac, qui reste encore ultra-minoritaire, poursuit son développement, petit à petit. En 2019, en France, il a représenté 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, un chiffre en hausse de 41 % sur un an. Par ailleurs, selon Célia Rennesson, directrice du Réseau Vrac, l’association qui regroupe les professionnels du secteur, « le nombre (de magasins spécialisés) a progressé de 60 % l’an passé, pour atteindre 385 commerces fin 2019″. 

Les Français, davantage sensibilisés aux enjeux environnementaux, s’y rendent de plus en plus. D’après une étude du Réseau Vrac, 4 consommateurs sur 10 ont déclaré l’an passé avoir acheté des produits en vrac en 2019. Que ce soit dans l’un des magasins Day by Day, dans les rayons dédiés des magasins bio ou ceux des grandes surfaces.

Reprise après le confinement

Quelques semaines après la fin du confinement et de l’été, Célia Rennesson « note, dans les magasins spécialisés vrac, une forte reprise du chiffre d’affaires, notamment dans les grandes agglomérations, lesquelles avaient été dépeuplées lors du confinement et de la période estivale« .

Au plus fort de la crise sanitaire, les consommateurs ont cessé (un temps) de faire leurs courses dans des magasins spécialisés. C’est en tout cas ce que dévoilait un sondage mené durant l’été 2020 par la société Nielsen, auprès de 4 000 personnes, pour le Réseau Vrac : seuls 22 % des consommateurs adeptes de ce type de produits avaient continué à faire comme avant.

Mais ce n’est pas uniquement en raison de la pandémie et de la crainte de la propagation du virus. 40 % des interrogés ont tout simplement arrêté car leurs magasins ou les rayons dédiés au vrac étaient fermés, 29 % ont fréquenté d’autres points de vente (de proximité, drive). Le manque de confiance en raison du contexte sanitaire est cité par 21 % des sondés et le manque d’hygiène par 13 % des questionnés.

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