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Les citoyens veulent concurrencer la SNCF

Bientôt, des opérateurs autres que la SNCF pourront faire rouler des trains. Avec l'ouverture à la concurrence des transports de personnes, des entreprises se positionnent pour concurrencer l'opérateur historique... dont une coopérative du Lot.
Par Philippe Lesaffre
Train à nice
picto_1 Crédit : Christopher - Unsplash

Changement en vue pour les lignes ferroviaires de voyageurs. À partir de décembre 2020, les liaisons intérieures qui ne sont pas assujetties à une convention territoriale avec l’État ou une région vont pouvoir être soumises à concurrence. Cela exclut, pour le moment, les lignes conventionnés dont les TER et Intercités. Toujours est-il que, dans le cadre de cette ouverture à la concurrence, des appels à candidatures ont été lancés en début d’année sur certains trajets. C’est le cas pour Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon, en vue d’un début d’exploitation en 2022. Le groupe de transport Transdev, présent dans plusieurs pays, s’est montré intéressé.

Plusieurs entreprises, notamment des opérateurs étrangers, se positionnent pour exploiter à l’avenir certaines lignes. Et concurrencer ainsi la SNCF. Il y a quelques jours, un autre acteur s’est fait connaître, cette fois pour rouvrir des lignes délaissées par la compagnie historique.

Rouvrir des lignes fermées

La coopérative Railcoop, lancée dans le Lot en 2019, a déposé un dossier, début juin, auprès de l’Autorité de régulation des transports. But de l’opération : d’ici 2022, faire circuler des trains entre Lyon et Bordeaux, en passant par Roanne, Montluçon, Guéret, Limoges, Périgueux et Libourne.

Le trajet durerait 6h47. C’est plus court que le voyage proposé par la SNCF avant la fermeture de la ligne en 2014, mais un plus long qu’un voyage en TGV, avec une escale à Paris. « Il y a une vraie demande pour des services ferroviaires directs, confortables, sûrs, à un prix abordable (il se veut calqué sur le prix du même trajet en covoiturage, ndlr) et pour lesquels l’enjeu de vitesse est secondaire », selon Quentin Neurohr, sociétaire de Railcoop, cité par le site Ville, rail et transport.

Impliquer les citoyens

L’objectif de la Scic : impliquer le grand public, et attirer 3  000 personnes afin de bénéficier, in fine, d’un capital social d’1,5 million d’euros. C’est le seuil pour pouvoir obtenir une licence ferroviaire, mais cela servira également à financer le personnel, les assurances et les locations des rames.

En juin, la Scic comptait plus de 500 sociétaires. La particularité de la coopérative : peu importe le montant de la somme versée, chacun bénéficie d’une voix. Les personnes physiques, comme morales, et les collectivités peuvent participer (au tarif minimum de 100 euros).

Ce n’est qu’un début. Railcoop veut faire circuler des trains sur d’autres lignes de région à région (hors Paris), des trains de nuit et de transports de fret, aussi.

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