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Ils créent un lieu dédié au fait-maison pour promouvoir l’autonomie alimentaire

En 2016, Guillaume et Julie ont créé la Grange aux savoir-faire à Vallières-les-Grandes, un petit village du Loir-et-Cher. Ce lieu, ouvert à tous, facilite le lien entre des artisans locaux passionnés et le grand public. Pour accompagner plus de personnes vers le chemin de l'autonomie alimentaire, le couple va investir un nouveau lieu plus grand, toujours dans leur village, en partenariat avec la mairie. Pour ce faire, une campagne de financement participatif est lancée sur la plateforme Bluebees.
Par Sandra Coutoux
la grange aux savoirs
picto_1 Guillaume et Julie, les créateurs de La Grange aux savoir-faire

« Quand, en décembre 2018, la municipalité de notre petit village nous a proposé de rénover un bâtiment historique du 14e siècle situé en plein cœur du bourg, La Prévôté, pour y installer notre Grange des savoir-faire, nous n’avons pas hésité« , explique Julie. Dans ce lieu de 400 m2, elle va pouvoir aménager une grande cuisine équipée ouverte sur un jardin potager, où l’on pourra récolter des légumes et cueillir des herbes aromatiques. « Nous pourrons accueillir davantage de participants, et sur des durées plus longues, à nos ateliers de cuisine organisés avec des artisans locaux« , précise-t-elle. Pour donner vie à ce projet, Julie et son compagnon ont lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Bluebees. A ce jour, il reste encore 2000 euros à collecter pour financer la première étape de ce projet, qui va créer du lien social dans ce village de moins de 1000 habitants.

Un lieu d’échange et de partage en milieu rural

En 2014, Julie, son compagnon Guillaume et leurs cinq filles s’installent dans le Loir-et-Cher et commencent, dès l’année suivante, à organiser des stages de découvertes culinaires chez eux. La Grange aux savoir-faire voit le jour ! Des artisans du territoire viennent transmettre leurs savoirs à des petits groupes les week-ends. Ils peuvent y apprendre à fabriquer leur pain, leurs viennoiseries, à brasser leur bière ou encore à confectionner leurs terrines et leurs rillettes ! « C’est un lieu ouvert et chaleureux où l’on partage des expériences humaines et culinaires« , poursuit Julie.

Avec le soutien de la municipalité, le projet prend une nouvelle dimension. Après la cuisine équipée, le projet prévoit la création de six chambres, dont une accessible aux personnes à mobilité réduite, une salle à manger et un salon à destination des résidents. Et même un local à vélos pour ceux qui voudraient pédaler le long de la route de la Loire. Au total, 100 000 euros vont être nécessaires. Julie et Guillaume espèrent à l’avenir contribuer à la résilience locale et donner quelques clés de l’autonomie alimentaire. Ils souhaitent rebâtir un four à pain pour ressusciter les fournées collectives, ouvrir le jardin aux associations de la commune… tout en créant, à terme, deux à trois emplois !