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En Nouvelle-Aquitaine, les Banques alimentaires s’engagent sur les campus

Sur les campus bordelais et dans d'autres villes de la région, en cette période compliquée, les associations sont à pied d’œuvre pour aider les plus démunis. Notamment les banques alimentaires.
Par Philippe Lesaffre
Banque alimentaire
picto_1 Crédit : Joel Muniz / Unsplash

Certains étudiants se sont retrouvés enfermés dans leur chambre pendant le premier confinement, sans pouvoir rentrer auprès de leur famille et sans pouvoir travailler. Ayant reçu moins de revenus de par l’absence d’activité professionnelle en parallèle à leurs études (en raison de la pandémie), certains sont contraints de frapper à la porte de structures d’aides pour se nourrir, tout simplement. Par exemple, les bénévoles des Banques alimentaires, mobilisés sur le site des universités en Nouvelle-Aquitaine.

Leur intention : lutter contre le gaspillage alimentaire et « sauver ce qui peut l’être pour le donner aux plus démunis à l’instar des étudiants en difficulté », comme l’affirme Pierre Pouget, responsable de la Banque alimentaire de Bordeaux et de Gironde. Selon lui, « le nombre de personnes en situation de précarité a bien augmenté  ».

Ainsi, depuis le début de la crise de la Covid-19, sa structure intervient sur 13 campus, à Bordeaux ainsi que dans d’autres cités de la région de la Nouvelle-Aquitaine, telles que Pau, Dax, Limoges ou Poitiers. Des distributions alimentaires y sont organisées chaque semaine, avec l’aide d’autres acteurs de terrain comme le Crous ou des épiceries étudiantes. On y donne tant des produits secs, des produits laitiers que des produits d’hygiène, qui peuvent provenir des dons et des collectes en grande surface. Il y a également des fruits et légumes. Des produits parfois hors calibre, et donc invendables, mais totalement consommables, qui proviennent des producteurs de la région dans la mesure du possible.

“La crise va durer”

« En tout, ce sont ainsi 96 tonnes qui ont été distribuées au premier trimestre 2021, représentant près de 200 000 repas et un total de 10 400 colis », explique Pierre Pouget.

Et de préciser qu’entre 800 et 1 400 étudiants, selon les semaines, bénéficient de cette opération soutenue par la région. « Avec le Crous, on essaye de donner en priorité à celles et ceux qui en ont le plus besoin. »

Et ils sont de plus en plus nombreux : les Banques alimentaires s’attendent à voir toquer à leurs portes de nouvelles personnes « pour l’instant, loin des radars », comme nous le précise Pierre Pouget. « La crise va hélas durer, glisse Pierre Pouget, il faut s’y préparer à les accompagner. »

Pour faire un don à la Banque alimentaire.

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