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Des étudiants créent un fonds de solidarité pour leurs pairs

Deux étudiants ont fondé un fonds de solidarité pour les étudiants en détresse. Chacun peut déposer une demande d'aide d'urgence.
Par Philippe Lesaffre
Etudiante
picto_1 Crédit : Klaus Vedfelt / Getty Images

Avec la crise sanitaire, de nombreux étudiants sont dans une situation financière assez tendue. Pour tenter d’y remédier un an après le début du premier confinement, Jules Simiand-Brocherie et Rémy Malavasi, respectivement 18 et 21 ans, ont lancé en mars dernier un fonds de solidarité des étudiants (FSDE) pour venir en aide à des jeunes en manque de moyens. Une initiative visant à lutter contre « le décrochage des jeunes », comme l’explique Rémy, le président de l’association animant le fonds de solidarité et également membre de la société Welco, visant à faciliter la récupération de colis entre voisins.

Les deux fondateurs de l’initiative bénéficient pour l’heure de plus de 20 000 euros d’aides apportés par des entreprises (les particuliers peuvent aussi contribuer via ce lien). Un soutien qui pourrait prendre également une autre forme. « Certaines sociétés souhaitent aussi nous envoyer des produits d’hygiène de première nécessité, par exemple, nous explique Rémy, mais, sans local, il est compliqué de tout stocker.»

Toujours est-il que le principe du fonds de solidarité est simple : chaque jeune peut déposer une demande d’aide financière sur la plateforme. Les membres de FSDE les invitent toutes et tous à préciser ce qu’elles et ils souhaitent obtenir : un soutien de quel montant ? Pour quel(s) objectif(s) ? Actuellement, Jules et Rémy, accompagnés par une quinzaine de bénévoles étudiants, traitent une vingtaine de sollicitations.

« Grande détresse psychologique »

« La situation varie d’un cas à l’autre, cela peut aller d’une demande d’achat d’un PC à une aide pour faire ses courses, en passant par un soutien visant à assurer un mois de loyer. En moyenne, nous pouvons accorder 500 euros par personne. » Il n’y a pas de limite de montant, cela pourrait même monter jusqu’à 1 500 euros en fonction des demandes. Une somme au cas par cas que les bénévoles du fonds de solidarité entendent régler eux-mêmes.

« On sent que c’est difficile, les personnes faisant appel à nous sont perturbées, c’est clair. » Et cela peut aller jusqu’à « des situations de grande détresse psychologique », poursuit Rémy. D’où l’intérêt de soutenir les bénéficiaires au-delà d’une aide purement financière. Par exemple, en les orientant vers d’autres types d’aides existantes, pas forcément connues des personnes. Tout en apportant une aide d’urgence pour faire face à la crise, les membres du FSDE réfléchissent d’ailleurs déjà à l’après-Covid-19 : « Au-delà d’une aide d’ordre psychologique, on veut aussi les accompagner professionnellement, en les mettant en lien avec des entreprises pour que ces jeunes trouvent des stages, des emplois, ou qu’il crée leur propre entreprise. »

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