Article

Comment surmonter ensemble l’angoisse de l’urgence climatique ?

"Une fois que tu sais", le documentaire d'Emmanuel Cappellin, au cinéma depuis le 22 septembre dresse le portrait d'un monde déséquilibré par l'urgence climatique. Pour aider le public à surmonter l'éco-anxiété, le réalisateur propose des animations après la projection, un projet baptisé Racines de résilience.
Par Sandra Coutoux
picto_1 Crédit : "Une fois que l'on sait"

Emmanuel Cappelin, ancien chef-opérateur de Yann Arthus-Bertrand, aborde dans ce documentaire le changement climatique sous un jour personnel et intime. On y entend des personnalités et experts du climat comme l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, l’écrivain conférencier Richard Heinberg ou encore la chercheuse allemande Susanne Moser.

Pas évident de rester optimiste quand on prend conscience de la gravité de la situation écologique du monde et de l’inertie politique. Pour autant, Emmanuel Cappelin nous invite à agir chacun à notre niveau, pour que la solidarité et l’entraide fassent partie de monde d’après. Pour aider le public à transformer cet élan en action, le réalisateur a lancé le projet racines de résilience, en partenariat avec l’association Terractiva Après chaque projection du film, le public est invité à vivre une expérience collective qui s’appuie sur le « Travail qui relie », une méthode créée par l’Américaine Joanna Macy, activiste écologiste et experte de l’écopsychologie.

Encourager le passage à l’action en accueillant les émotions

Charlotte Ogier et Brianne Parquier sont, toutes les deux, facilitatrices de ces temps d’échange avec le public, construits pour répondre à cette question : et maintenant, on fait quoi ? Mais avant de se mettre en mouvement, il s’agit d’écouter « ce que ça fait » de faire face à l’effondrement du vivant. « Nous invitons d’abord le public à s’exprimer sur ce que les personnes ont ressenti en regardant le film« , explique Brianne. « En accueillant les émotions comme la peur, la colère, la tristesse, on libère une énergie qui permet d’aller vers l’avant« , poursuit Charlotte.

Ensuite, le public est invité à échanger par groupe de deux. Écouter son voisin sans l’interrompre et être écouté est une expérience de moins en moins courante dans une société de plus en plus clivée. Cela permet de créer du lien humain. « Nous présentons ensuite les acteurs du tissu local dans chaque ville où nous passons qui œuvrent déjà pour la transition, glisse Brianne. Cela permet à chacun de sortir d’un sentiment d’isolement. »

150 actions et 220 structures sont d’ailleurs réunis dans un livret disponible en ligne. Ce qui est important à retenir, précisent Charlotte et Brianne, c’est qu’il ne faut pas culpabiliser : « Chacun et chacune doit aller vers ce qui l’anime. Pour certains, il s’agira de créer des potagers collectifs, pour d’autres d’œuvrer pour la communication non violente ou le zéro déchet. Il y a de nombreuses manières d’être utiles. Il faut apprendre à faire confiance au groupe », concluent les deux facilitatrices.

Découvrez toutes les actions possibles ici.

Vous souhaitez organiser une projection du film et organiser un atelier ? C’est par ici !

 

Ce qui pourrait vous intéresser

l eco anxiété ne passera pas par moi Article -
Par Philippe Lesaffre

Comment se passer d'éco-anxiété : une BD donne quelques pistes

De plus en plus de citoyens, conscients de la destruction de la planète, se mettent à agir, individuellement ou en collectif. Certains angoissent en listant les multiples challenges à relever. Comment y remédier ? Dans sa dernière BD, « L’Eco-anxiété ne passera pas par moi », l'auteure Elise Rousseau apporte quelques conseils.

Bien-être
changement climatique Article -
Par La rédaction

Eco-anxiété : des pistes pour soigner le blues

De plus en plus de jeunes se sentent impuissants face au dérèglement climatique qui s’accélère. Pire, ils jugent le futur "effrayant". Qu’est-ce que cela signifie ? Surtout, que faire ? Où trouver les pistes pour trouver le chemin de la résilience ?

Écologie
Forêts Podcast -
Par La rédaction

Eco-anxiété : agir pour la transition sans dépression

Eco-anxiété, dépression climatique, solastalgie… Derrière ces formules se cachent des émotions, des angoisses, de la tristesse, une colère ressentie à l'encontre de l’effondrement des écosystèmes et l’inertie collective… Comment y faire face, quelles sont les solutions pour transformer l’éco-anxiété en puissance d’action ?

Société Écologie