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Comment se passer d’éco-anxiété : une BD donne quelques pistes

De plus en plus de citoyens, conscients de la destruction de la planète, se mettent à agir, individuellement ou en collectif. Certains angoissent en listant les multiples challenges à relever. Comment y remédier ? Dans sa dernière BD, « L’Eco-anxiété ne passera pas par moi », l'auteure Elise Rousseau apporte quelques conseils.
Par Philippe Lesaffre
l eco anxiété ne passera pas par moi

Réchauffement climatique, pollution de l’air, océans de déchets dans les mers, sixième extinction massive… L’accumulation de ces enjeux a de quoi donner le tournis, et faire flipper, en particulier en ces temps de crise sanitaire. De plus en plus de personnes, conscientes des problèmes et des défis à relever dans la prochaine décennie, se mettent à angoisser. On parle de solastalgie ou d’éco-anxiété.

Ces personnes ont peur de l’avenir, ne savent pas forcément comment gérer leurs émotions et le stress qui s’emparent d’elles. Elles peuvent éprouver un sentiment de nostalgie en observant leur territoire, leur environnement qui leur étaient familiers se dégrader. Les insectes et les papillons qui disparaissent. Ce manque de nature, ce trop-plein de bitume, partout, autour de nous.

C’est ce contexte assez sombre qu’aborde, dans sa dernière bande dessinée, l’auteure Élise Rousseau (chez Delachaux et Niestlé). On retrouve la narratrice fétiche, Poune, présente dans ses précédents opus (Eco-cooning, notamment), accompagnée de son compagnon Nono et de sa fidèle poule qui… se met, justement, à paniquer. Elle imagine par exemple que les humains s’apprêtent… à la rôtir, ou qu’on pourra la manger en nuggets.

Agir à son niveau et aider les autres

But de l’opération de cet ouvrage : montrer, à la poule, mais aussi aux lecteurs, que rien n’est perdu. Message d’espoir. On peut s’en sortir, de cette solastalgie. Il y a des solutions, pour que les angoisses diminuent et au final parvenir à vivre dans un monde dans lequel les mauvaises nouvelles – liées ou pas à la dégradation de la planète – se multiplient.

A force de lister les soucis, il y a de quoi déprimer. Mais chacun peut agir à son niveau, individuellement ou au sein de collectifs. Manière de se sentir à nouveau utile et de (re)trouver du sens à son quotidien. Pour l’auteure, chacun peut trouver une activité qui le réjouira. Prendre du temps pour soi, mieux consommer, faire du sport, se promener en forêt, aider les autres, et notamment les plus précaires. Tout ça peut faire du bien, comme nous le rappelle Élise Rousseau, dans sa bande dessiné. Un petit ouvrage qui redonne le sourire. Et la pêche (et même si ce n’est plus la saison).

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