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Climat : la route de Colas pour sensibiliser les plus jeunes

Colas, 22 ans, part à la rencontre de lycéens d’établissements français étrangers pour les sensibiliser aux questions de l’énergie. Il s’est associé avec l’association Talents for future visant à former les jeunes aux enjeux climatiques.
Par Philippe Lesaffre
le train
picto_1 Crédit : Charles Forerunner / Unplash

Colas, 22 ans, a quitté la France et a démarré un tour d’Europe. L’objectif de l’élève ingénieur à l’École nationale supérieure de l’énergie de l’eau et de l’environnement ? Partir à la rencontre de lycéens d’établissements français étrangers pour les sensibiliser aux questions de l’énergie, lui qui s’est associé avec l’association Talents for future visant à former les jeunes aux enjeux climatiques. Dans son cours, Colas vise à évoquer la problématique des énergies dans le monde, s’attarde aux causes du dérèglement climatique, puis expose des solutions ainsi que des métiers d’avenir.

Pour la première étape, Colas est arrivé à Copenhague, au Danemark. Il rejoindra en train, dans un second temps, Amsterdam et Varsovie. Colas souhaite dormir chez l’habitant ou en auberge… et ne pas arrêter d’apprendre. « Entre deux interventions, j’en profiterai pour aller visiter des éco-villages, notamment en République Tchèque. »

« Informer » et « changer les choses »

Un voyage initiatique durant cette année de césure, pour parfaire ses connaissances dans le domaine écologique, lui qui s’est beaucoup investi, durant ses études, dans des associations étudiantes visant à sensibiliser les jeunes de son âge, par exemple en organisant des conférences. « On a notamment invité sur le campus Matthieu Auzanneau, ex-journaliste devenu le directeur du think tank The Shift Project, autour des sujets de transition énergétique. » Originaire de Grenoble, Colas s’est toujours senti « proche de la nature » et a ressenti très tôt cette envie de « changer les choses », et ainsi inciter les autres à entamer leur transition environnementale.

Pour y arriver, il s’interroge encore quant à la méthode à employer, pour réussir à toucher les personnes qui n’ont pas réussi à faire leur mue. Car c’est loin d’être le cas pour tout le monde. « En France, cela commence lentement, mais ce n’est pas encore suffisant. » On peut rétorquer que les inondations, les sècheresses, les incendies de cet été, en France et en Europe, y participent. « C’est vrai, mais ce sont des phénomènes que l’on voit malgré tout régulièrement. Donc certains ne voient pas encore bien le lien avec le dérèglement climatique… Il faut continuer d’apporter de l’information liée au changement climatique, ne pas cesser. »