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Ces enfants qui vont à l’école en vélo ou en rosalie

INITIATIVES LOCALES - Les ramassages scolaires alternatifs se multiplient sur le territoire. Des collectivités et des parents d’élèves disent oui à des transports vraiment propres qui emmènent leurs enfants à l'école. Des solutions écolos (et sportives) qui permettent de laisser la voiture au garage.
Par Philippe Lesaffre
Ces enfants qui vont à l'école en vélo ou en rosalie
picto_1 Ces enfants qui vont à l'école en vélo ou en rosalie

MAJ Juillet 2020 : A Bordeaux, l’association Rosalie Bus, qui a aidé les personnes dans le besoin pendant la crise sanitaire, devait commencer à transporter des enfants au printemps 2020, mais avec le Covid-19, cela a été reporté à la rentrée de septembre 2020.

 

En 2015, l’Ademe Bretagne avait édité un guide pour faciliter la mise en œuvre de ce type de « bus » pas comme les autres. En France, un déplacement en voiture sur deux fait moins de 3 km, un sur quatre moins de 1 km. Or, un véhicule consomme davantage et pollue plus durant les premiers kilomètres. Ici ou là, des porteurs de projets proposent des ramassages scolaires en rosalie ou en bus.

Dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, ça se précise. D’ici le printemps prochain, quelques enfants devraient pouvoir aller à l’école Benauge en rosalie. A l’initiative, l’association Rosalie Bus Bordeaux, fondée par Jean-Charles Toureille, qui se prépare au grand départ.

Avec ses deux véhicules neufs, l’asso, fort du soutien de la mairie du quartier, du département et de la région ainsi que d’entreprises privées, pourra transporter jusqu’à 14 petits. Si le nombre d’inscrits dépasse ce chiffre, l’asso organisera des tirages au sort pour désigner les heureux élus. Elle compte embaucher deux personnes pour assurer le ramassage, l’entretien et la relation avec les familles. Et, en dehors, des horaires scolaires, l’association assurera un service de navette pour les séniors du quartier.

Ce service, Jean-Charles Toureille et son associée l’ont imaginé, dit-il, en observant ce qui se faisait ailleurs. A commencer par les Rosalibus de Dunquerke, qui existent depuis deux ans, et ce, à l’initiative de la mairie. A Rivières, un village du Tarn, la mairie fait circuler chaque mercredi une rosalie d’occasion pour les élèves de la commune.

Les enfants pédalent

Dans la banlieue de Rouen, la société S’Cool Bus propose également ce type de ramassage dans quelques communes (comme Louviers, Val-de-Reuil, Le Vaudreuil, Les Damps, notamment). C’est un autre type d’engin qui circule. Le S’cool bus permet aux enfants de pédaler, chacun à leur rythme.

Sinon, d’autres communes proposent aux enfants de venir à leur école en vélo. Comme à Mâcon, en Saône-et-Loire, ou à Saint-Fort, en Mayenne.

« Le vélo-bus crée de la camaraderie, redonne envie aux gens de faire de la bicyclette, même le week-end, et donc de laisser la voiture de côté, a observé en 2019 le maire Gérard Prioux au Parisien. Enfin, cela permet d’éliminer un certain nombre de véhicules le long de l’école, tout en fluidifiant le parking. »