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Biodiversité : des espèces menacées sauvées de l’extinction

Le condor de Californie, l'amazone de Porto Rico, le cheval sauvage Przewalski en Mongolie.... De nombreuses espèces menacées de disparition dans les années 60 ont été sauvées ces dernières décennies. Il reste cependant encore beaucoup à faire en 2020, selon le dernier rapport de l'ONG WWF.
Par Sandra Coutoux
picto_1 Le cheval Przewalski en Mongolie, une espèce sauvée de l'extinction

Une étude des chercheurs de l’université de Newcastle vient de démontrer que les efforts déployés pour préserver la biodiversité payent. 48 espèces de mammifères et d’oiseaux ont été sauvées de l’extinction depuis 30 ans, grâce à des mesures de conservation. Ces efforts ont notamment permis la sauvegarde du condor de Californie et de l’amazone de Porto Rico, ou encore le retour des chevaux de Przewalski dans les steppes de Mongolie. Toutes ces espèces avaient quasiment disparu à l’état sauvage dans les années 1960. Ces réussites coïncident avec l’entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies (CDB) de Rio de Janeiro, le 29 décembre 1993. Une bonne nouvelle dans un contexte globalement difficile pour l’avenir de la faune sauvage.

Les Nations unies rappellent toutefois que les objectifs pour lutter contre l’érosion de la biodiversité n’ont pas été atteints par les États qui s’y étaient pourtant engagés il y a 10 ans, en adoptant le « Plan stratégique pour la diversité biologique 2010-2020 ». Alors qu’un premier sommet des Nations unies sur la biodiversité doit se tenir cette semaine, une soixantaine de responsables mondiaux ont signé un « Engagement des dirigeants pour la nature », dans lequel ils promettent d’œuvrer à inverser la courbe de perte de biodiversité d’ici à 2030. L’Espagne, la France, le Canada, le Costa-Rica, le Mexique, le Kenya, la Gambie, le Népal, la Nouvelle-Zélande se sont engagés sur le sujet. La Chine, l’Inde, l’Australie, les États-Unis et le Brésil n’ont pas ratifié le document.

La protection de la biodiversité, une priorité

Dans son rapport Planète Vivante 2020 sur l’état de la biodiversité, l’ONG WWF rappelle que 68 % de vertébrés – parmi les 21 000 populations de mammifères, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et d’amphibiens suivies par le WWF dans le monde – ont disparu depuis 1970. Et la situation actuelle doit rappeler que la biodiversité est essentielle à l’équilibre de notre planète : « La pandémie de Covid-19 doit être le signal d’alarme : changeons notre rapport au vivant et exigeons des décideurs une réelle protection de la biodiversité, maintenant » rappelle, Arnaud Gauffier, directeur des programmes du WWF France.

Chaque jour, en effet, l’ONG rappelle que les activités humaines grignotent les écosystèmes naturels, réduisant le territoire des espèces sauvages qui sont amenées à se rapprocher des populations humaines, augmentant ainsi les risques de contamination.

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