Article

Aux Universités d’été de l’économie de demain : “Empêcher les pollueurs de polluer”

Pour la troisième année, les universités d’été de l’économie de demain se sont déroulées à Paris, à la Cité universitaire. Mouvement UP y était.
Par La rédaction
industrie
picto_1 Crédit : Marek Piwnicki / Unplash

Lors de cet événement, organisé par le Mouvement impact France, avec la coalition #NousSommesDemain, nous avons croisé Emmanuel Faber, qu’on présente « en jachère », quelques mois après avoir été remercié par le conseil d’administration de Danone. L’ancien PDG du groupe a été interrogé sur la notion de compétitivité au sein des entreprises. Pour lui, elle peut être « juste », dans la mesure où « l’économie peut être une alliée du vivant et non sa prédatrice » et, par conséquent, dans le cas où l’on prend en compte l’urgence climatique. Les entreprises, y compris les grands groupes, ont ainsi, selon lui, tout intérêt à intégrer des paramètres « écolos » dans leur comptabilité, c’est-à-dire leur impact carbone.

De nombreux jeunes, et de plus en plus, souhaitent travailler pour des entreprises défendant des valeurs écologiques et solidaires. Ainsi, comme l’indique le mouvement Impact France, 76 % des jeunes placent la RSE au-dessus du salaire comme critère pour un emploi.

Un peu plus tard, on a entendu Jean Moreau, président de Phénix, repréciser que le gaspillage alimentaire, contre lequel il lutte avec son entreprise, génère de nombreuses émissions de gaz à effet de serre. Plus précisément, si c’était un « pays », ce serait ainsi le troisième ensemble le plus pollueur. Raison de plus pour limiter au maximum ce gâchis.

En mode climat

Puis Estelle Brachlianoff, directrice générale adjointe de Veolia, a estimé de manière générale qu’une prise de conscience sur l’état de la planète était désormais bien entamée. Cependant, elle regrette que dépolluer “coûte encore plus cher” que de polluer : il faut ainsi investir, essayer de “trouver des solutions” industrielles pour changer la donne. En somme, faire en sorte que dépolluer soit perçu comme une opportunité pour les sociétés.

De son côté, la cofondatrice de Loom, Julia Faure, milite pour que l’on « régule le marché » et change les règles au niveau politique. En d’autres termes, il convient d’« empêcher les pollueurs de polluer » ; autrement dit qu’il ne soit plus possible de vendre, en France, des vêtements ayant été fabriqués dans des conditions salariales déplorables, au bout du monde.

Elle est à l’origine avec d’autres acteurs du secteur du collectif En mode climat qui tente d’obtenir que l’industrie du textile parvienne à “limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.”

Pour regarder en replay les deux jours des #UEED, c’est par là.

Ce qui pourrait vous intéresser

Avec Atelier Unes Article -
Par Geoffrey Chapelle

Avec Atelier Unes, créez vos vêtements écoresponsables

Fondé en 2018, Atelier Unes propose à la vente des vêtements conçus avec sa communauté et dans le respect de l’environnement.

Écologie
A Bordeaux Article -
Par Sandra Coutoux

A Bordeaux, ils récupèrent vos biodéchets chez vous

INITIATIVE - L'association Récup met à disposition un composteur aux Bordelais qui souhaitent valoriser leurs déchets.

Écologie
Ces métropoles qui collectent vos biodéchets Article -
Par Philippe Lesaffre

À vélo, ils récupèrent et valorisent les biodéchets des restaurateurs

Comment valoriser les restes de cuisine des restaurants ? À Boulogne-Billancourt, dans les environs de Paris, une jeune start-up, Vépluche, expérimente une solution.

Écologie