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Dans les Bouches-du-Rhône, au chevet des chiens et des chats de rue

Dans les Bouches-du-Rhône, l'association Un Espoir au creux de leur patte nourrit et soigne les animaux de rue, ainsi que des chats et des chiens abandonnés.
Par Philippe Lesaffre
Crédit: Manja Vitolic (Unplash)
picto_1 Crédit: Manja Vitolic (Unplash)

Fin 2020, la SPA avait constaté une augmentation de 16 % des abandons des nouveaux animaux de compagnie, qui ne sont pas des chiens et des chats. Une « corrélation directe avec l’achat impulsif de ces espèces en animaleries ou sur Internet lors du premier confinement, aujourd’hui abandonnées comme de vulgaires objets de consommation quelques mois plus tard », comme l’avait expliqué début 2021 l’association. Il est impossible de connaître avec précision le nombre d’animaux de compagnie abandonnés par les Français chaque année sur la voie publique ou dans la nature. Toujours est-il que cela est considéré comme un acte de cruauté puni de 30 000 € d’amende et 2 ans de prison, rappelle la SPA.

Aussi, entre 2016 et 2018, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales 4 401 personnes ont été mises en cause pour des faits de maltraitance (3 458) et d’abandon d’un animal domestique (943), soit une hausse de 29 % sur la période étudiée.

De nombreuses structures, comme la SPA, viennent au chevet des animaux sur le territoire, et recueillent les bêtes, laissées sur le bord des routes notamment.

Il y a par exemple la jeune association (lancée en 2018 dans le Bouches-du-Rhône) Un Espoir au creux de leur patte. Son intention : aider les chats et les chiens errants, des animaux pas forcément abandonnés mais qui n’ont jamais été domestiqués, ou des félins parfois nés dans la rue. L’association agit  là où ces animaux se trouvent, les nourrit, les soigne, et tente, également, de les sociabiliser au sein de familles d’accueil. Ce sont des bénévoles de la structure qui les gardent le temps de leur trouver des personnes qui voudront les adopter définitivement.

“Toujours autant débordés”

L’association s’occupe actuellement d’une cinquantaine d’animaux. Elle est financée en partie par les familles d’adoption prenant en charge une partie du coût des soins vétérinaires. Elle peut compter sur les dons de particuliers (dons mais aussi vente d’accessoires) ainsi que de certains fabricants de nourritures pour chats et chiens ou des cabinets vétérinaires (qui lui donnent croquettes ou pâtés).

Sur le terrain, l’association a-t-elle remarqué plus de cas d’abandons ou de maltraitances depuis un an ? Pas forcément. “Je ne vois pas trop d’évolutions depuis le début de la Covid-19, relève Alisson Abitbol, fondatrice et présidente de l’association, ça reste un peu pareil. On est toujours autant débordés. En revanche, l’association recueille moins de dons. C’est dû à la crise. Les gens ont moins de moyens…”

 

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